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Vendre un bien immobilier en Suisse: les pièges juridiques que les propriétaires doivent connaître
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Vendre un bien immobilier en Suisse: les pièges juridiques que les propriétaires doivent connaître

Un acheteur est trouvé et le prix de vente est accepté. La partie la plus difficile de la vente immobilière semble donc terminée.

En réalité, une phase commence maintenant au cours de laquelle les erreurs peuvent coûter cher aux propriétaires. Le financement, la convention de réservation, le contrat de vente, les défauts connus, le registre foncier et l’impôt sur les gains immobiliers doivent être clarifiés avant le transfert définitif de propriété.

Quiconque souhaite vendre sa maison ou son appartement en Suisse ne devrait donc pas se concentrer uniquement sur le prix de vente le plus élevé possible.

1. Une promesse d’achat ne signifie pas encore que le prix de vente est garanti

Un acquéreur potentiel peut réserver un bien immobilier ou donner son accord verbal sans que cela garantisse déjà que le financement soit assuré.
Surtout lorsque les prix immobiliers sont élevés, l’achat dépend souvent de l’accord de financement définitif d’une banque.

Pour les vendeurs, il est donc essentiel de vérifier à temps la solvabilité de l’acheteur.

Dans son guide actuel, Swiss Life indique qu’une promesse de paiement irrévocable d’un établissement financier suisse peut apporter au vendeur la sécurité nécessaire. 
Cela réduit le risque que la vente échoue peu avant la conclusion parce que le financement n’aboutit finalement pas.

2. Le contrat de vente immobilière doit être authentifié par acte authentique

La vente d’un bien immobilier en Suisse ne fonctionne pas comme la vente d’un objet ordinaire.

Conformément à l’art. 216 du Code des obligations, les contrats de vente portant sur des immeubles doivent être passés en la forme authentique pour être valables. 

Outre le prix de vente proprement dit, le contrat de vente règle de nombreux autres points.

Il peut s’agir par exemple de:
  • modalités de paiement
  • date du transfert de propriété
  • remise du bien immobilier
  • équipements vendus avec le bien
  • servitudes existantes
  • profits et risques
  • défauts connus
  • frais et émoluments.

Les propriétaires devraient donc examiner attentivement le projet de contrat et clarifier les points obscurs avant l’authentification.

3. Ne pas simplement dissimuler les défauts connus

L’état d’un bien immobilier influence fortement sa valeur.

Cela vaut particulièrement pour les maisons individuelles anciennes et les appartements en propriété.
Les problèmes tels que l’humidité, les dommages à la toiture ou à la façade, les sites pollués connus ou d’autres défauts importants doivent être traités correctement dans le processus de vente.
Un avantage apparent obtenu en dissimulant un problème peut ensuite entraîner des conflits avec l’acheteur.

C’est pourquoi il convient de clarifier avant même la commercialisation:
Quels défauts sont connus, quels documents existent et quelles informations doivent être communiquées aux acheteurs potentiels?

Une documentation de vente claire apporte non seulement de la sécurité, mais peut aussi renforcer la confiance des personnes intéressées.

4. Calculer l’impôt sur les gains immobiliers avant la vente

L’une des questions financières les plus importantes n’est parfois prise en compte que tardivement par les propriétaires:

Combien du produit de la vente restera effectivement après impôts?
Quiconque vend un bien immobilier avec un bénéfice en Suisse doit en principe s’attendre à payer un impôt sur les gains immobiliers.

La plateforme d’information officielle de la Confédération le confirme: les gains immobiliers issus de la vente d’une maison, d’un appartement ou d’un terrain sont imposés dans tous les cantons. Le montant de la charge dépend notamment du canton et souvent aussi de la durée de possession. 

Il ne s’agit pas simplement de la différence entre le prix d’achat d’alors et le prix de vente actuel.
Certains investissements augmentant la valeur du bien et d’autres frais déductibles peuvent être pertinents pour le calcul du gain immobilier imposable.

Il vaut donc la peine de conserver les factures et justificatifs relatifs aux investissements effectués dans le bien.

5. La durée de possession peut faire une grande différence

L’impôt sur les gains immobiliers est régi au niveau cantonal.

Dans de nombreux cantons, un gain immobilier réalisé à court terme est davantage imposé qu’un gain obtenu après une longue durée de possession.
La Confédération indique que, dans la plupart des cantons, la charge fiscale diminue à mesure que la durée de possession augmente. 

Ainsi, lorsqu’un propriétaire se demande de toute façon s’il doit vendre cette année ou l’année prochaine, un calcul fiscal anticipé peut s’avérer utile.

Le moment optimal pour vendre ne devrait toutefois pas dépendre exclusivement de la fiscalité.
Le prix du marché, la demande, la situation hypothécaire et les projets personnels jouent également un rôle.

6. L’acquisition de remplacement peut permettre un report d’impôt

Quiconque vend son logement occupé par lui-même et acquiert ensuite un nouveau logement destiné à son propre usage peut, sous certaines conditions, bénéficier d’un report de l’impôt sur les gains immobiliers.

Cela ne signifie pas que l’impôt disparaît définitivement.
Il est en principe reporté.

Les conditions concrètes et les délais doivent être vérifiés au niveau cantonal. En particulier lors du passage d’une maison existante à un nouvel appartement, ou inversement, ce sujet devrait donc être clarifié suffisamment tôt avec l’autorité fiscale compétente ou un spécialiste.

7. Le bon prix de vente reste essentiel

La sécurité juridique est importante, mais elle ne remplace pas une stratégie de prix réaliste.
Un prix trop bas peut coûter beaucoup d’argent aux propriétaires.

À l’inverse, un prix nettement surévalué peut faire qu’un bien immobilier reste longtemps sur le marché et que des baisses de prix deviennent nécessaires par la suite.
Avant le lancement de la vente, il convient donc de disposer d’une estimation compréhensible de la valeur de marché.

Il vaut la peine d’examiner différents facteurs:
  • biens immobiliers réellement comparables
  • demande actuelle dans la commune
  • micro-situation
  • surface du terrain et surface habitable
  • état
  • besoin de rénovation
  • standard d’aménagement
  • particularités de l’objet.

Pour les vendeurs: ne pas comparer uniquement la commission de courtage

Quiconque souhaite mandater un courtier immobilier ne devrait pas demander uniquement:
«Quel est le montant de votre commission?»

Des questions comme les suivantes sont au moins tout aussi importantes:
Quel prix de vente le courtier estime-t-il réaliste?

Comment ce prix est-il justifié?

Quelle stratégie de commercialisation est proposée?

Comment les personnes intéressées et leur financement sont-ils vérifiés?

Qui accompagne le contrat de vente, le notariat et le transfert de propriété?

Un courtier apparemment avantageux n’est pas automatiquement le meilleur choix économique si la stratégie de prix ou la commercialisation ne correspond pas à l’objet.

Plusieurs offres de courtiers permettent de comparer

Précisément parce que les ventes immobilières sont complexes, il peut être judicieux pour les propriétaires de ne pas s’adresser à un seul prestataire.

Via Makli , les propriétaires peuvent enregistrer leur bien immobilier et recevoir sans engagement des offres de courtiers immobiliers.

Cela permet de comparer quels courtiers souhaitent prendre en charge l’objet, comment ils évaluent la vente et quelles conditions ils proposent.

La décision reste entre les mains du propriétaire.


Check-list avant la vente

Avant qu’un bien immobilier ne soit définitivement vendu, les propriétaires devraient notamment avoir clarifié les points suivants:
  1. 1. La valeur du bien immobilier a-t-elle été estimée de manière réaliste?
  2. 2. Le financement de l’acheteur est-il garanti?
  3. 3. Tous les documents pertinents sont-ils disponibles?
  4. 4. Les défauts connus sont-ils documentés?
  5. 5. Les servitudes et les inscriptions au registre foncier ont-elles été vérifiées?
  6. 6. L’impôt approximatif sur les gains immobiliers est-il connu?
  7. 7. Une éventuelle acquisition de remplacement a-t-elle été prise en compte?
  8. 8. La remise du bien et les modalités de paiement sont-elles clairement réglées dans le contrat de vente?

Plus ces questions sont résolues tôt, plus le risque de mauvaises surprises peu avant la conclusion diminue.

Conclusion

Une vente immobilière réussie ne s’achève pas avec l’accord d’un acheteur.
Entre l’offre et le transfert de propriété se trouvent certaines des étapes les plus importantes de tout le processus de vente.

En particulier, la preuve de financement, le contrat de vente, les défauts, le registre foncier et l’impôt sur les gains immobiliers méritent une attention particulière.

Quiconque clarifie ces points tôt et compare en même temps la valeur de marché ainsi que différentes options de commercialisation crée une base nettement meilleure pour une décision de vente fondée.

Sources
Swiss Life, «Vendre un bien immobilier: les pièges juridiques que vous devez connaître», 3 septembre 2026. Swiss Life
Confédération suisse / ch.ch, informations sur l’imposition des biens immobiliers et des gains immobiliers. ch.ch
Code des obligations, art. 216 – exigences de forme lors de l’achat d’un immeuble.

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